22 juillet 2009
Rhizome
La vie m'a toujours semblé être comme une plante qui puise sa vitalité dans son rhizome ; la vie proprement dite de cette plante n'est point visible, car elle gît dans le rhizome. Ce qui devient visible au-dessus du sol ne se maintient qu'un seul été, puis se fane... Apparition éphémère. Quand on pense au devenir et au disparaître infinis de la vie et des civilisations, on en retire une impression de vanité des vanités ; mais personnellement je n'ai jamais perdu le sentiment de la pérennité de la vie sous l'éternel changement. Ce que nous voyons, c'est la floraison - et elle disparaît - mais le rhizome persiste.
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C'est toute la question de l'être qui est soulevée ici. L'être c'est ce qui se retire (se cache) pour se réfugier dans le silence du disparaître et dans ce mouvement fait apparaître l'étant.
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